L'application "Wistim" facilite le parcours des femmes en PMA

Pour permettre l’échange quotidien d’informations entre le laboratoire, le gynécologue et la patiente en procédure de procréation médicalement assistée (PMA), une application pour smartphone existe. Coup de projecteur dans « La France bouge », sur Europe 1.

LA FRANCE BOUGEEn France, environ 10% des couples sont infertiles. Après un an de tentatives sans contraception, 18% à 24% des couples restent sans enfant, selon l’Observatoire épidémiologique de la fertilité en France (Obseff). Après deux ans, 8% à 11% des couples sont toujours en attente d’une grossesse. Pour concrétiser malgré tout leur désir d’enfant, certains d’entre eux font appel à la procréation médicalement assistée (PMA). Une procédure souvent lourde qui comprend pour les femmes un traitement hormonal, des échographies régulières et des prises de sang quotidiennes.

Difficile pour les femmes de se tenir à jour, quand les doses hormonales changent d’un jour à l’autre en fonction du résultat de leurs analyses. Pour les aider dans leur parcours, deux spécialistes de la fertilité – la biologiste Alexandra Mesner et la gynécologue-obstétricienne Sarah Peyrelevade – ont créé une application, baptisée Wistim.

Une procédure médicale lourde. « Le traitement est extrêmement lourd. Sur une quinzaine de jours, les patientes vont devoir s’injecter quotidiennement des hormones, qui vont permettre de faire grandir les follicules ovariens. On va avoir besoin de faire des contrôles (prises de sang, échographies) pour vérifier quel est le moment opportun pour soit déclencher l’ovulation, soit réaliser une ponction d’ovocytes », décrit d’abord Sarah Peyrelevade au micro d’Elisabeth Assayag, dans La France bouge, mardi sur Europe 1.

>> De 13h à 14h, La France bouge avec Raphaëlle Duchemin sur Europe 1. Retrouvez le replay de l’émission ici

Le gynécologue va devoir adapter la dose quotidienne d’hormones en fonction des résultats, et cela de façon rapide dans la journée. « Avant d’aller au travail, la patiente fait sa prise de sang et son échographie, et l’après-midi même, le médecin doit être capable d’adapter ce traitement », illustre Sarah Peyrelevade.

L’information mise à jour quotidiennement. Grâce à l’application Wistim, la patiente et les intervenants médicaux vont pouvoir échanger des informations. « Le médecin va recevoir directement les résultats du laboratoire d’analyse. Il va va pouvoir transmettre instantanément à la patiente, en toute discrétion sur son application, une notification qu’elle va pouvoir consulter à tout moment. Une fois chez elle, le soir, elle pourra réaliser elle-même son injection. » Pour les cofondatrices, cela divise par cinq le risque d’erreur dans la prise d’hormones.

L’application offre plusieurs avantages, parmi lesquels la traçabilité du traitement, et la simplification du langage médical pour rendre l’information la plus intelligible possible pour la patiente. Des tutoriels ont même été prévus.

Wistim nécessite un abonnement payant, à la charge de la patiente et non remboursé par la Sécurité sociale.